il faut garder le moral

Publié le par SL

Relevé dans le Parisien, 13 bonnes raisons
1) Il n’y aura pas de hausse de l’impôt sur le revenu.
2) Le prix de l’essence baisse à la pompe.
3) On respire mieux dans les restaurants.
4) On se tue moins sur les routes.
5) L’inflation recule.
6) Le cinéma sera moins cher.
7) Il y aura des Vélib en banlieue.
8) Les soirées télé seront moins tardives.
9) L’effet Obama s’appliquera aux élections européennes, avec des candidats issus de gré ou de force, de la diversité.
10) Les Américains quitteront l’Irak.
11) Le minimum vieillesse sera relevé.
12) Le Parlement aura de nouveaux pouvoirs.
13) Vous pourrez profiter des ponts, comme jamais en les combinant habilement avec vos RTT.
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Publié dans Humeur

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M
J'ai lu ton article, Serge, de vendredi dernier, sur KKK. <br /> Il ne s'agit pas de céder au désespoir... mais les 13 raisons de "garder le moral" invoquées par le Parisien me paraissent propres à exciter l'exaspération plutôt qu'à innover. Je n'ai pas peur de dire qu'elles sont bêtes et qu'elles ne méritent que la dérision forcée et forcenée avec laquelle je les ai traitées. On y retrouve la trace de la consommation, de la production à tout va (ex : l'essence moins chère ? Eh bien allons-y, bouffons donc du kilomètre polluant, n'oublions pas d'offrir une bagnole pour les 18 ans de nos chéris, ça fera tourner Renault etc. ! Le ciné moins cher ? courons donc voir les grandes productions à la con parce que les autres, on a à peine le temps de les voir passer, surtout si on vit dans une toute petite province, et cessons de pleurer sur le ciné club porté à bout de bras dans le village d'à côté, le seul endroit où on pouvait voir des films valables sans foutre en l'air pour le prix d'une place l'équivalent d'une semaine de cantine de nos enfants !) Rien qui amorce quoi que ce soit qui relève d'un autre possible, de l'appel à l'imagination, de tout ce qui permettrait de créer du lien social et inter-générationnel, des échanges de savoirs et de services dans la débrouille et la démerde des temps de crise. On y puiserait peut-être des solidarités autres que "catégorielles" et de l'énergie, ainsi qu'à nouveau, le désir de redonner des cadres plus justes et plus égalitaires à notre société.<br /> Ce n'est plus notre génération qui inventera le futur. D'ailleurs, pour qui se prend-elle notre génération? En revanche, notre génération peut se poser la question de ce qu'elle TRANSMET et du "capital" de CONFIANCE qu'elle a donné aux "jeunes"... Bon, mais en écrivant ce mot "jeunes", les vieux démons me reprennent : je ne devrais pas dire "jeunes", je ne suis pas sûre qu'il y ait un phénomène générationnel pur. Tous angoissés face au futur, ça oui, mais pas pour les mêmes raisons. Bon, je n'ai pas le temps de développer et si je résume en disant que c'est encore et toujours, sous une forme qui n'a plus de discours, "la lutte de classes", vous allez rigoler...
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M
Non mais la grande merdouille dans laquelle nous sommes, ça n'empêche pas de rester et positifs et vigilants !!! Enfin... après les fêtes, Serge, éclaircis-toi la voix et astique tes baskets, je crois bien qu'on va la descendre et la remonter quelques fois notre belle Cane-Canebièèèère!
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S
moi qui voulait redonner un peu de moral à la veille des fêtes.!!!!!<br /> il y a évidemment deux manières d'appréhender l'avenir, je préfère rester positif quoiqu'il arrive, même si cela ne m'empêche de rester hyper vigilant....
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M
1) oui mais bonjour les impôts directs encore plus inégalitaires et les impôts locaux (même si les municipalités ne te donnent pas plus de places en crèches, ne respectent pas le °/ de constructions de logements sociaux etc.)<br /> 2) ça ne durera pas, le baril remonte.<br /> 3) on n'a plus de quoi y aller. Les restos du coeur, pas de pb, c'est en plein air, mais gare aux rafles surprises...<br /> 4) mais qu'est-ce qu'on raque pour 10km/h de dépassement dans des zones pas du tout dangereuses...<br /> 5) bonjour la tendance déflationniste, presque pire.<br /> 6) ah bon? et les théâtres, lieux d'un art social par excellence?<br /> 7) lesquelles? le nouveau Paris hors périph? et un peu plus loin, vers les vraies zones, on fait quoi avec un vélo et sans boulot?<br /> 8) ça me laisse sans voix;<br /> 9) plein de Rachidas??? (je n'ai jamais été politiquement correcte)<br /> 10) pour aller où, au fait, c'est quoi le prochain objectif?<br /> 11) pour acheter du Sheba plutôt que des Friskies?<br /> 12) langue de bois, je veux des détails.<br /> 13) Rejetés Tirés sur le Tas, sous les ponts sur la Seine, le Rhône, la Marne, les noeuds autoroutiers?<br /> Génial ! L'avenir n'a jamais été si radieux ! Et vivent les lendemains qui chantent ! Moi je vous dis comme Susan George, hier soir, sur France Cul : qu'est-ce qu'on attend pour descendre dans la rue ?<br /> Au fait, un petit bouquin pas mal, fait par deux gars pas tout à fait du même bord, mais bien fait et même moi j'y ai compris quelque chose : "LE ROMAN VRAI DE LA CRISE FINANCIERE", Olivier Pastré et JM Sylvestre chez Tempus (7,50 euros quand même...)<br /> Bon, salut, et bonnes fêtes à tous.
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