Rencontres photographiques d'Arles 2007

Publié le par SL

Quand la  photo flirte  avec la peinture.....
petite séquence vidéo où j'ai sélectionné les photos qui peuvent s'apparenter à la peinture et à ses différents courants, impressionisme, expressionisme, abstrait avec la falaise, hyperréalisme ,et  naïf  pour les mouvements de foule , floutée et anonymée. Pour la dernière photo, "vue sur plusieurs immeubles",   j'ai  voulu montrer la technique de tirage sophistiquée où  le détail est revalorisée....  la dernière animation tente de le montrer , avec la dernière image (photo rapprochée prise directement,1'28") où on  peut distinguer  derrière les deux personnages un train qui passe:  l'approche qui se dégrade en qualité  a été réalisée avec Photoshop à partir de la photo d'ensemble ...
La haute définition  tend  à enrichir les clichés  en donnant   une possibilité  d' interprétation encore plus large.....et où nous pourrons aller fouiller dans les détails ......( voir aussi le taggeur   (59") , extrait de la photo des toits (54")).
Le fond musical est assuré par  un groupe de musiciens rencontrés au  hasard de nos pérégrinations dans les rues d'Arles.....
Peut être nous rencontrerons nous aux prochaines rencontres de 2008....(mois de juillet).

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Publié dans Club Photo

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M
Tiens, ça me suggère un autre commentaire... pas de photo de guerre, ouf!<br /> Lors d'une des rencontres d'Arles où j'accompagnais ma fille aînée, qui a l'oeil à la fois photographique et technique (moi, ça m'épate), nous nous disions que la guerre et la misère étaient tout de même une rente et un fonds de commerce pour la photographie, et qu'il y avait peut-être d'autres discours à tenir, tout aussi critiques, sur le réel. Autrement dit, peut-on faire mouche avec autre chose que cette compassion qui ne nous engage à rien (pas vrai)?<br /> Cependant, je vais faire un petit écart à cette observation. Il y a un roman (assez bref) que je vous recommande, si vous ne l'avez pas déjà lu : "Le Peintre de batailles" d'Arturo Pérez Reverte -tant qu'à faire, lisez-le en espagnol...-<br /> Reverte est un bon romancier populaire, il a le don de nous embarquer sans qu'on y rechigne sur des sujets pointus qu'il exploite jusqu'au bout, dans des intrigues policières bien ficelées (à tel point que je me suis toujours demandé s'il n'avait pas quelques nègres pour collecter des infos dans les domaines très variés qu'il a choisi de traiter, pour se laisser le temps de peaufiner l'histoire et ses rebondissements). Là, il y a comme des accents de sincérité : Reverte était reporter de guerre avant de "réussir" avec ses bouquins qui sont des best-sellers, mais des bons. Sur une intrigue saisissante, pourtant bête comme chou, il mène une réflexion profonde sur l'art et la photographie, en choisissant, bien sûr, ce carrefour, ce noeud gordien de l'horreur et des émotions. Cette fois, ça ne grouille pas de personnages : il fait se rencontrer un ancien reporter, désormais retiré pour peindre sur les murs d'une tour au-dessus de la Méditerranée ce que son oeil photographique n'a pas su saisir de la guerre, et son sujet. Ou plutôt un de ses sujets : un anonyme soldat de Vukovar qu'il avait photographié alors que son "clan" était en déroute, et qui, des années plus tard, vient lui demander des comptes. <br /> Je ne vous en dis pas plus : si vous vous êtes attardés un jour sur des photos de guerre, je ne suis pas sûre que vous l'ayez fait sur des tableaux de batailles... et pourtant... lisez Reverte, et vous vous questionnerez aussi sur ces regards "médiatisés", plus exactement sur le problème du "médium" et peut-être des "fins"... si toutefois l'art peut avoir une finalité. <br /> Et puis, flûte, Arthur va encore me renvoyer dans les cordes en me traitant tout bas d'intello, pas la peine de vous arracher les cheveux : ça se lit très bien, je vous l'assure et comme on dit, "ça donne (quand même) à penser"..
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M
Les derniers clichés font penser aux travaux d'Andreas Gursky en photo et de Carole Benzaken en peinture (mais il y a aussi tout un courant américain qui a tendance à transposer aujourd'hui sur la toile -c'est le retour de la peinture- des scènes urbaines qui semblent venir de vidéos : halos autour des feux, traces floutées des lumières en mouvement etc.). Après un siècle de ruptures, peinture et photographie se mettent à dialoguer...
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